Auteur : Marouane Boisse

Programme & inscription à la rencontre de Quimper du 9 mars

Programme prévisionnel de la rencontre de Quimper du 9 mars :

  • Intervention de Sébastien MIOSSEC, maire de Riec-sur-Belon, Président de Quimperlé Communauté, Président délégué de l’Assemblée des Collectivités de France (AdCF) : Comment la crise sanitaire nous amène-t-elle à réinventer l’aménagement des territoires ? Comment augmenter la qualité de son projet urbain grâce au dialogue avec les habitants et les professionnels de l’aménagement et de la construction ?
  • Intervention de Nicolas PARANTHOEN, directeur général de Finistère Habitat : Le bailleur social est un partenaire clé au service de la mixité sociale. Quels sont les grands objectifs de production de logements sociaux en 2021 et quelle articulation dans les projets urbains ?
  • Gilles GALLICHET, co-directeur Habitat et Qualité de Vie : La nouvelle version enrichie du Référentiel Habitat et Qualité de Vie
  • Partages de bonnes pratiques et retours d’expériences par les adhérents du club

Je souhaite participer à la rencontre du 9 mars à Quimper et recevoir l’invitation définitive :

Interview de Laurence Fortin, Vice Présidente de la Région Bretagne, en charge de l’aménagement territorial

Le SRADDET est aussi un document d’urbanisme. Comment voyez-vous sa mise en œuvre dans les territoires bretons ? Et dans quel calendrier ?

Si le SRADDET est un document qui parle urbanisme aux documents d’urbanisme, il n’est pas à proprement et juridiquement parler un document d’urbanisme ! Mais, c’est quand même un document stratégique, prescriptif et intégrateur, qui comprend des orientations et des règles s’adressant effectivement aux documents de planification et d’urbanisme locaux (SCOT, PCAET, PDU, Charte PNR et directement les PLU en l’absence de SCOT exécutoire). Ce sont ces documents infras qui auront la charge de décliner les orientations et les règles régionales sur leur territoire et les adapter à ce territoire. Pour ce qui concerne le calendrier, si le SRADDET est adopté par le Conseil Régional fin 2020 et approuvé par arrêté préfectoral en 2021, les documents d’urbanisme n’auront l’obligation d’être mis en compatibilité avec celui-ci qu’à leur prochaine révision, ce qui potentiellement à l’échelle de la Bretagne pourrait prendre plusieurs années. Nous comptons donc sur l’engagement des territoires pour anticiper et accélérer les révisions ou élaborations de leurs documents et pour mettre en œuvre les transitions prévues dans le cadre de la Breizh Cop au plus tôt.

Dans la SRADDET breton il y a une grande ambition de préserver les terres agricoles et naturelles. Cela induit que les unités urbaines des communes ne vont plus ou peu évoluer. Reconstruire les villes sur elles-mêmes est-elle la solution ultime au vu de la situation écologique actuelle ? Et comment aborder cette nouvelle donne avec chaque territoire ?

La Terre, notre sol, est une ressource finie, que la Bretagne a un besoin urgent de protéger, pour des raisons écologiques, économiques, agricoles, alimentaires et sociales. L’objectif concerté avec les territoires dans le cadre de la démarche Breizh Cop et arrêté par le Conseil Régional à l’issue de la concertation est effectivement de mettre un terme à la consommation foncière, avec pour objectif le « zéro artificialisation nette » à l’horizon 2040, en passant par une trajectoire progressive favorisant le renouvellement urbain et la densification. Tout ne se fera pas en un jour : les retours de la concertation ont amené le Conseil régional à ne pas retenir le choix d’une règle contraignante pour atteindre cet objectif, mais à compter sur l’engagement des territoires ainsi que sur de nouveaux outils dans le cadre d’une stratégie foncière régionale solidaire pour développer un nouveau modèle de « recyclage » des fonciers urbanisés ou en friche. Si l’ambition régionale est forte, en revanche le document arrêté ne contraint pas de façon immédiate et règlementaire à l’arrêt net et immédiat de toute artificialisation en dehors de l’enveloppe urbaine, mais prévoit bien d’en faire progressivement une modalité exceptionnelle et justifiée, ou compensée...

Quelles conséquences ce renouvellement urbain aura-t-il sur la qualité de vie des habitants en Bretagne ? Et comment garantir que la qualité de l’habitat et la qualité de vie s’améliorent grâce à cela ?

Il faut sans doute repenser nos façons d’habiter, de travailler et de se déplacer, mais cela sans jamais ignorer les aspirations légitimes des bretonnes et des bretons, qui reposent notamment sur la qualité de vie, des paysages, des espaces publics, mais aussi sur la qualité du lien social et du vivre ensemble dans des territoires de vie « à taille humaine ». Cela passe notamment par la revitalisation de nos bourgs, de nos centralités, bien souvent abandonnés au profit d’opération extensives et consommatrices de foncier. Ce « retour à la centralité », notamment des bourgs et villes moyennes est une tendance lourde au niveau national, et particulièrement perceptible en Bretagne. Tendance qui peut notamment être favorisée par l’avancée du télétravail en période post covid.  Il faut aussi pour nous élu.e.s, sans doute réinterroger certaines idées reçues, qui associent un peu mécaniquement et systématiquement la densité et les barres d’immeuble, et la qualité de vie avec la traditionnelle maison au milieu du jardin. Les études récentes en matière de sociologie de l’habitat tendent à montrer que si l’aspiration de nos habitant.e.s à un logement individuel reste forte, cela ne passe pas forcément par le besoin exprimé d’un pavillon traditionnel sur une surface de 600 ou 800 m². Le logement individuel peut être dense, économe en foncier, et des expérimentations sur la mixité des formes urbaines avec petits ensembles de logements collectifs ou intermédiaires montrent que la qualité de vie perçue plus souvent sur la qualité des équipements, des espaces aménagés, la proximité des services, des voies de mobilité douce et des espaces naturels que sur le seul espace privatif de pelouse qu’on a acheté…

Est-ce que l’objectif national du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) est parfaitement transposable à l’échelle régionale ?

A titre personnel, je suis convaincue non seulement que l’objectif ZAN est transposable à l’échelle régionale, mais plus encore, que la seule chance de parvenir à l’atteindre est de s’organiser à l’échelle régionale, notamment en organisant les solidarités territoriales à l’échelle régionale. Attention, il faut bien comprendre que le ZAN, ce n’est pas le Zéro Artificialisation de chaque territoire, les territoires ne sont pas en mesure de l’accepter, ou de le réaliser aujourd’hui. Le N du Nette veut dire qu’on vise une neutralité de consommation en 2040, ce qui implique que de la consommation foncière est encore possible, à condition de restituer à la nature ou à l’agriculture autant que de foncier consommé. Il s’agit de trouver un nouveau modèle d’économie circulaire en matière de foncier, et de « recycler » les fonciers déjà urbanisés, pour atteindre une « Neutralité Foncière » tout comme on vise aujourd’hui la neutralité carbone. Le ZAN, n’implique donc pas l’arrêt immédiat et uniforme de toute nouvelle consommation foncière, elle implique qu’on rende aux surfaces agricoles et naturelles autant qu’on lui prend, car ces surfaces sont indispensables à la vie et à la santé humaine. Cela Implique donc de nouveaux modèles et de nouveaux dispositifs de renaturation, de gain écologique, de compensation foncière… Les territoires de Bretagne ne disposant pas tous des mêmes moyens pour lutter contre l’artificialisation, pour protéger et reconquérir les espaces naturels et agricoles, l’objectif décliné à une échelle régionale doit permettre de nouveaux outils de mutualisation, de rééquilibrage, de solidarité, voire de réciprocité… Pour qu’aucun territoire ne devienne la « réserve d’indien » ou aucun développement urbanistique ne serait possible, mais pour que chacun ne trouve pas non plus le moyen d’expliquer que la gestion économe du foncier ne concerne que le territoire d’à côté…

Pensez-vous que la crise sanitaire aura un fort impact sur les attentes des habitants en termes d’habitat ? en termes d’espaces publics, d’espaces verts, d’aménagements urbains ?

Il est probable que cela soit le cas. L’aspiration à un jardin ou au moins un extérieur risque d’être plus forte ; c’est en tout cas que la presse nous dit ces derniers jours. Nous allons sans doute toutes et tous avoir envie de plus de nature. Mais cela n’est pas antinomique du tout avec les objectifs de préservation de la nature que nous portons ; au contraire. Pour que le plus grand nombre d’entre nous, mais surtout les générations futures, puissent concrétiser cette envie de nature, il nous faut dès à présent évoluer, accepter de revoir certains des modèles que nous pensons inébranlables comme celui de la maison individuelle sur un grand terrain. Les nouvelles formes urbaines, la nature en ville sont quelques un des chantiers que nous devons travailler.

Comment faire face aux attentes des Bretons tout en respectant à la fois les objectifs de ZAN, de protection des sols et de renouvellement urbain en Bretagne ? Ces ambitions sont-elles incompatibles ?

Il faut savoir avancer sur tous les sujets qui peuvent parfois sembler être contradictoires. C’est ce que nous avons cherché à faire avec la Breizh Cop qui a pour devise de nous amener vers « un monde à vivre ». Il faut savoir aller parfois jusqu’à la rupture de nos modèles sur certains sujets ; mais tout en négociant ces ruptures afin qu’elles soient acceptées de toutes et tous et portées par le plus grand nombre.

Quelle est votre vision de la Bretagne en 2030-2040 au niveau de l’aménagement du territoire ?

C’est une Bretagne, équilibrée, dynamique, où la cohésion territoriale sera préservée, autour de territoires contribuant tous au développement, où il fait bon vivre mais aussi respectueux des ressources que nous laisserons à celles et ceux qui nous succéderont.

Zoom sur SRB : SOLUTION RECYCLAGE BÂTIMENT

TÉMOIGNAGE DE ROMAIN BOUCHET,  RESPONSABLE DÉVELOPPEMENT SRB Le bâtiment génère beaucoup de déchets (46mt en 2019 en France) qui sont pour la plupart enfouis ou incinérés, et polluent notre environnement. Pourtant, 90% de ces déchets pourraient être recyclés.” Fort de ce constat, Solution Recyclage Bâtiment a été créé en octobre 2019 à Nantes pour accompagner les acteurs du bâtiment dans une gestion plus simple de leurs déchets tout en assurant la traçabilité, le recyclage et le réemploi localement.     La raison d’être de l’entreprise est de préserver les ressources de la planète par la prévention des déchets et l’économie circulaire” précise Romain BOUCHET,  responsable développement de SRB. Les contenants sont adaptés pour chaque type de déchet rencontré. Les stations de tri sont différentes en fonction de l’avancement du chantier. “Le chantier est ainsi propre en extérieur, et les ressources du second œuvre sont préservées (non souillées par la pluie). Nous assurons le suivi des chantiers en venant rencontrer systématiquement les équipes d’artisans pour s’assurer du bon respect des consignes de tri. Nous collectons régulièrement les déchets sur le chantier, nous les stockons et les renvoyons vers les filières locales du recyclage et/ou du réemploi.”     A la fin de chaque chantier un certificat de traçabilité est fourni, ce qui permet d’être conforme à la réglementation en vigueur (loi anti-gaspillage et économie circulaire de février 2020), et de mettre en valeur les gains C02 générés par la recyclage. “Le marché est en pleine mutation et notre entreprise en extension. L’équipe compte aujourd’hui 3 associés, et 3 collaborateurs. Nous cherchons un nouveau collecteur pour faire face aux nombreux chantiers à venir.” L’effet conjugué de la baisse des quotas d’enfouissement et de la hausse généralisée de la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) génère une inflation importante des coûts de traitements des déchets. “Il existe peu de solutions aussi détaillées que ce que nous proposons aujourd’hui pour les constructeurs, aménageurs et artisans. Ces derniers sont d’ailleurs très content de ne plus à passer 2 ou 3 heures par chantier à gérer leurs déchets.”   Le développement sur le secteur Bretagne est une priorité pour l’entreprise. “Nous sommes fier d’avoir rejoint l’Association Maisons de Qualité et le Club Habitat et Qualité de Vie qui nous permettront de rencontrer, nous l’espérons, de nombreux acteurs éco-responsables et sensibles à une gestion plus durable de leurs déchets de chantier.”   Pour en savoir plus, vidéo de présentation SRB : https://www.youtube.com/watch?v=YWqn93Iw-0g&t=1s

Interviews des acteurs de l’opération à Ottmarsheim

Partenaire historique du label, le Crédit Mutuel Aménagement Foncier a déjà sollicité Habitat et Qualité de Vie en vue d’obtenir le label. Une première opération initiée par l’agence de Nantes, dans la commune de Haute Goulaine s’est vue attribuer le label au titre des opérations « quartier vivant ». Une seconde candidature est en cours actuellement sur la commune de Melesse (35) pour un projet lauréat de plus de 500 unités. Enfin dernière en date, l’agence de Mulhouse dirigée par Serge Mancarella a sollicité le label en vue d’examiner la candidature pour le quartier Éco Responsable d’Ottmarsheim. Nous avons interrogé le directeur et le maire pour connaître leurs sentiments à l’issue de la remise du trophée. Nous profitons de l’occasion pour remercier notre auditeur SOCOTEC pour la qualité du travail d’analyse.

Monsieur Mancarella, directeur d’agence chez Crédit Mutuel Aménagement Foncier de Mulhouse, a répondu à quelques questions, suite à l’attribution du label :

Cette opération s’est inscrite dans un espace-temps très resserré : pouvez-vous nous en donner le tempo ?
Appel à candidature lancé début d'année 2019,
Rencontre pour les premiers candidats en mairie en mars,
La remise de dossier au mois de juin,
L’attribution de l’opération au mois de juillet,
Fin juillet, dépôt de permis d’aménager,
Une obtention mi-décembre 2019,
L’acquisition foncière au 12 mai 2020 à cause du Covid,
Puis la signature de l’acte de vente,
Le 13 mai 2020 c’était le lancement des travaux… Je n’avais jamais vu ça !

Votre structure, le Crédit Mutuel Aménagement Foncier, est un partenaire historique d’Habitat et Qualité de Vie, c'est la 1ère fois que de votre côté, agence de Mulhouse, vous demandez la labellisation d’une opération d’aménagement, qu’est-ce que vous en attendiez ?
Aujourd’hui c’est une différenciation par rapport à la concurrence, c’est un plus que l’on peut apporter aux élus et c’est pour cela qu’on a fait appel au label. Aujourd'hui dans notre métier il s’agit d’être le précurseur, et il est très important de se démarquer en termes de qualité. Rappelons que le Crédit Mutuel s’est engagé au niveau national dans une démarche globale de développement durable et citoyen.

Qu’est que ce processus de labellisation vous a apporté ?
Un accompagnement (assistance d’une agence spécialisée dans le dialogue participatif et collaboratif avec les collectivités locales) a permis d’optimiser le montage d’opération en étroite collaboration avec la commune et l’équipe technique. Le fait d’avoir candidaté et nous être appuyé sur le référentiel Habitat et Qualité de Vie nous a permis d’amplifier les échanges, ce qui fait que la qualité de ces derniers est devenue riche et pertinente.

Pour les prochaines opérations importantes à venir, souhaitez-vous continuer la collaboration avec le label Habitat et Qualité de Vie ?
Oui, c’est quelque chose de très intéressant pour l’agence de Mulhouse, c'est un process qui me tient à cœur, que je trouve pertinent que j’aimerais appliquer à d’autres opérations.

Nous avons également pu échanger avec Monsieur Munck, ancien Maire de la commune d’Ottmarsheim, afin d’avoir une vision de la commune suite à l’attribution du label :

Par rapport à ce nouveau quartier Eco Responsable d’Ottmarsheim, quelles étaient vos motivations pour le lancement de ce projet ?
En créant ce quartier Éco Responsable, nous voulions favoriser la dimension démographique. Ensuite, nous voulions un lotissement accessible à la propriété au plus grand nombre au niveau des prix. Nous souhaitions aussi quelque chose qui respectait le cahier des charges environnemental avec de la biodiversité et de la durabilité.

Vous avez retenu la candidature du Crédit Mutuel Aménagement Foncier, est-ce que le projet d’aménagement et la démarche de mise en œuvre de ce projet vous a satisfait, quels enseignements vous tirez de la démarche que vous venez de vivre ?
Oui nous sommes satisfaits car nous avons pu co-construire. Les enseignements que nous pouvons en tirer sont qu’il s’agit d’une démarche très constructive et très positive. Cela a réellement permis la co-construction avec la réflexion sur les logements, les voix douces, les jardins partagés… Ce que j’apprécie vraiment c’est aussi que cette co-construction ou co-élaboration se poursuit ensuite l’aménageur et les futurs acquéreurs. Il y a donc un suivi, une suite entre ces acteurs, cela ne s’arrête pas comme ça. C’est l’exemple même de la co-construction de la Maison de Santé à Ottmarsheim : nous avons essayé de travailler tous ensemble, et cela a très bien fonctionné !

La démarche de labellisation qui vous a été proposée par le Crédit Mutuel Aménagement Foncier vous a-t-elle satisfait, en quoi ? Est-ce que le label a bien correspondu au contexte de cette commune et aux attentes du Maire que vous êtes ?
Oui je trouve que le label est très bien fait. On voit tout de suite où l’on se trouve et on voit très bien où l’on se place grâce aux différents items. En quoi cela nous a satisfait ? Quand on nous propose une labellisation, c’est toujours un plus par rapport à un lotissement classique.

Programme & pré-inscription à la rencontre de Dinan du 24 septembre

Programme prévisionnel de la rencontre de Dinan du 24 septembre :

  • Intervention de Dominique Ramard, Président de l’Établissement Public Foncier Bretagne sur les dynamiques d’attractivité territoriale actuelles et à venir
  • Les DATA territoriales au cœur de la stratégie d’urbanisme – Aide à la décision et Qualité de Vie
  • Économie circulaire, gestion des déchets, recyclage, réemploi: des enjeux au centre des préoccupations des acteurs du club.
  • Partages de bonnes pratiques et retours d’expériences par les adhérents du club

Je souhaite participer à la rencontre du 24 septembre à Dinan et recevoir l’invitation définitive lorsqu’elle sera finalisée :

Retours sur la première rencontre du Club Habitat et Qualité de Vie en Bretagne !

Une première rencontre du Club Habitat et Qualité de Vie en Bretagne riche en échanges entre élus locaux et professionnels de l’aménagement et de la construction !

 

Le Club Habitat et Qualité de Vie en Bretagne organisait sa première réunion à Mordelles, le 12 février dernier. L’ambition de ce club est d’offrir un lieu d’échanges et de partage d’expériences aux professionnels et aux élus en charge de l’urbanisme et de la construction.

Cette première rencontre a permis de retrouver autour de la table l’ensemble des acteurs de l’urbanisme et de l’aménagement qui ont pu nourrir un dialogue constructif  où la qualité de vie des habitants était au cœur du débat. Elus locaux, aménageurs, constructeurs, urbanistes et experts se retrouvent dans une volonté commune de mieux faire et surtout de partager.

Daniel DELAVEAU, ancien Maire de Rennes et ancien Président de l’Assemblée des Communautés de France (AdCF) a livré sa vision de ce qu’est « faire la ville ». Il a notamment souligné la mission politique fondamentale d’accueil des nouveaux habitants et l’importance de fonder la politique urbaine sur une vision globale du territoire.

De nombreuses questions ont été posées sur l’artificialisation des sols. Il est apparu à tous que ce débat ne peut être simplement posé d’un point de vue quantitatif, mais qu’il convient de réfléchir à partir de la vie quotidienne des habitants.

Lors de cette journée, Guy LERE, de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, a présenté le nouveau système d’Organisme Foncier Solidaire et de Bail Réel Solidaire, dispositif permettant de favoriser l’accession à la propriété à coût abordable. Son intervention, très détaillée et précise a suscité l’intérêt de tous au regard des questionnements de tous les acteurs.

Par ailleurs, Didier CLEMOT, Maisons Création, Katia BONNET, Socotec, et Justine LE LEU, SIAM Conseils, ont partagé leur retour d’expériences sur les thèmes de :

  • Les lots denses régulés en partenariat avec Rennes Métropole,
  • Les meilleures pratiques observées dans les opérations d’aménagement labellisées Habitat et Qualité de Vie,
  • Les outils de la participation citoyenne des habitants.

Pour fabriquer une ville désirable, une nouvelle période de foisonnement est en cours et l’initiative prise par Habitat et Qualité de Vie y contribue !

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1ère Rencontre du Club Habitat et Qualité de Vie Bretagne

Comment faire de la qualité de vie des habitants une priorité dans les nouveaux projets d’aménagement ?

Le mercredi 12 février à l’Ilot du Moulin de Mordelles.

Cette rencontre est la première organisée entre élus, aménageurs, constructeurs et urbanistes autour de l’enjeu de la qualité de vie des habitants.
La qualité de vie des habitants est un sujet crucial pour l’avenir des territoires péri-urbains, qui doivent concilier demande des ménages et impératif environnemental.

Au programme de cette première rencontre :

  • Intervention de Daniel DELAVEAU, ancien Maire de Rennes, ancien Président de l’Assemblée des Collectivités de France sur le thème : « comment l’urbanisme contribue à la qualité de vie ? »
  • Intervention de Guy LERE, Responsable des Marchés Logement social, - Partenariats et Collectivités locales à la Confédération Nationale du Crédit Mutuel sur le thème : « enjeux et potentialités offertes par le nouveau dispositif d’Office Foncier Solidaire pour favoriser l’accession à la propriété à coût abordable »

Partages de bonnes pratiques et retours d’expériences avec les interventions de :

  • Didier CLEMOT, Gérant Maisons Création : retour d’expérience sur le modèle de partenariat mis en place par Rennes Métropole dans le cadre des « lots denses régulés »
  • Katia BONNET, Pôle Construction Bretagne SOCOTEC : les meilleures pratiques observées dans les premiers projets d’aménagement labellisés Habitat et Qualité de Vie
  • Thierry HAYS et Justine LE LEU, Urbanistes, SIAM Conseils : comment rendre les habitants acteurs d’un projet d’aménagement ?

A propos du label et du club Habitat et Qualité de Vie :

Créé en juin 2017, le label Habitat et Qualité de Vie est l’aboutissement de 25 ans d’expérience aux côtés des élus des communes péri-urbaines, des habitants et des acteurs de la construction et de l’aménagement, avec Gilles GALLICHET et l’Association Maisons de Qualité.
Au-delà de la délivrance du label, le club s’est fixé l’objectif de réunir les acteurs locaux en Bretagne qui veulent s’engager dans cette démarche à la fois pragmatique et exigeante !
Il s’agit de co-construire une culture commune de « l’urbanisme de la qualité de vie », de partager les bonnes pratiques et les bonnes idées, de faire monter en compétences les acteurs de l’aménagement et de la construction pour construire des opérations d’aménagement qui soient des lieux de vie. Des lieux générateurs de lien social et de qualité de vie, dans un contexte de densification et de recherche de diminution de l’artificialisation du foncier.

Les prochaines rencontres du Club :

  • Le 9 juin, à Lorient
  • Le 24 septembre, à Dinan
  • Le 26 novembre, à Brest

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Les échanges et le partage de bonnes pratiques entre adhérents

Le label Habitat et Qualité de Vie orchestre les échanges et le partage de bonnes pratiques entre ses adhérents :

  • Les élus communaux,
  • Les associations,
  • Les aménageurs,
  • Les constructeurs,
  • Les bailleurs sociaux,
  • Les industriels et experts en pointe en termes de qualité environnementale et d’innovation.

Il s’agit de co-construire une culture commune de « l’urbanisme de la qualité de vie », de partager les bonnes pratiques et les bonnes idées, de faire monter en compétences les acteurs de l’aménagement et de la construction pour construire des opérations d’aménagement qui soient des lieux de vie. Des lieux générateurs de lien social et de qualité de vie, dans un contexte de densification.

Les rencontres et visites d’opérations entre adhérents permettent de créer du lien entre acteurs, de bénéficier d’apports d’expertises, de s’inspirer et se ressourcer.

Pour plus d'informations sur le label Habitat et Qualité de Vie, n'hésitez pas à nous contacter !

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La qualité de vie au cœur de la labellisation Habitat et Qualité de Vie

La qualité de vie prévaut dans la labellisation Habitat et Qualité de Vie, au-delà des seuls critères techniques. Il s’agit de transformer les problématiques environnementales et la complexification des projets d’aménagement en une opportunité de rassembler les expertises et les bonnes pratiques pour toujours garantir une meilleure qualité de vie aux habitants.

Le label est adossé à un Référentiel à points ; chaque critère est formulé en termes d’exigences (avec plusieurs moyens possibles d’y répondre) et est doté d’un nombre de points. Au total, il y a 1.000 points et le seuil minimal d’obtention du label est fixé à 500 points. Il s’agit de donner de la souplesse dans la conception du projet, en fonction des atouts et des contraintes de l’ensemble des parties prenantes et du site. Il y a énormément de combinaisons de critères possibles permettant d’obtenir le label.

Le label doit par ailleurs être accessible, tout en étant exigeant, pédagogique et constructif.

Les 5 domaines d’exigences du label :

  • Gouvernance
  • Mixité
  • Économie locale et services
  • Écologie
  • Paysages et Architecture

Pour plus d'informations sur le dispositif de labellisation, n'hésitez pas à nous contacter !

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Le « Cœur de Bravone », opération d’aménagement d’un cœur de village labellisée Habitat et Qualité de Vie.

Label Habitat et Qualité de Vie pour l’opération « Cœur de Bravone », dans la commune de Linguizzetta en Corse, en partenariat avec Demeures Corses : mentions spéciales  « Mixité sociale » et «  Architecture et Paysage » !

L’opération Cœur de Bravone, dans ses trois composantes (espaces publics, équipements et logements) fait la brillante démonstration que :

  • la fatalité d’un urbanisme périurbain peu exigeant n’est pas inéluctable,
  • une approche sociale n’est pas incompatible avec la qualité des aménagements et des constructions,
  • l’urbanisme diffus et non maitrisé peut laisser place à un nouvel urbanisme réfléchi et maitrisé par les collectivités.

Pour l’ensemble des qualités de cette opération de Cœur de Bravone, l’équipe du Label Habitat et Qualité de Vie est heureuse de remettre le label avec une note de 940 points - et une double mention, mixité et architecture et paysage - sur 1000 à la Commune de LINGUIZZETTA, maitre d’ouvrage des aménagements et  des constructions publiques, ainsi qu’à son partenaire constructeur des maisons DEMEURES CORSES, Constructeur Agréé Maisons de Qualité.

Severin MEDORI est le maire de la commune de Linguizzetta. Sa vision est claire et les ambitions de son équipe pour son territoire sont fortes. Le Cœur de Bravone, projet d’urbanisme de qualité a obtenu le label Habitat et Qualité de Vie.

Rencontre avec M. Le Maire :

Pourquoi avoir adhéré à la labellisation Habitat et Qualité de Vie ?

Le supplément d’âme induit par la démarche nous a séduit. En effet, Linguizzetta et sa partie maritime de Bravone, situées dans la plaine orientale du département de Haute-Corse compte 68% de résidences secondaires, environ 10 000 habitants l’été contre 1140 résidents à l’année. L’idée est d’inverser cette tendance en donnant à notre territoire la possibilité de développer de nouveaux atouts. Le label Habitat et Qualité de Vie nous fournit l’opportunité de rendre notre commune plus attractive en intéressant des « primo-accédants » avec une offre habitat de qualité, réalisée avec un constructeur corse de confiance, avec un volet écologique et social important, le tout à des prix cohérents. C’est un projet qui me tient à cœur depuis des années et le label Habitat et Qualité de Vie nous permet de donner l’impulsion nécessaire. Les premiers résultats sont d’ailleurs très encourageants !

Quel est, selon vous, le point fort de la labellisation ?

L’humain est au centre de la démarche. Et c’est un vrai plus pour créer le cœur d’un village, le cœur de Bravone, en lui donnant une image de marque. Nous devons réapprendre à vivre ensemble et la démarche de labellisation nous y incite grandement !

Quels sont les principaux critères pour garantir la qualité de vie des habitants ?

Les fondamentaux du label répondent à cet objectif de qualité de vie :

  • la volonté de mixité pour valoriser les échanges citoyens et solidaires,
  • les équipements, pensés et conçus pour favoriser les rencontres autour de jardins partagés, d’espaces associatifs et culturels,
  • la qualité des matériaux utilisés pour les constructions,
  • l’importance donnée à l’harmonisation des édifices et leur intégration au sein de notre paysage, dans le respect de la biodiversité.

Tous ces aspects sur lesquels reposent le référentiel du label, contribuent à faire la différence.

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